Aller au contenu
Advertisement

« Nuestra tierra » de Lucrecia Martel, un plaidoyer pour le droit à la terre

Pour son premier long-métrage documentaire, la réalisatrice argentine chronique le procès de trois hommes blancs responsables du meurtre du chef d’une communauté autochtone.

schedule 08:00 visibility 79 vues
« Nuestra tierra » de Lucrecia Martel, un plaidoyer pour le droit à la terre
Source: Le Monde
L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER

L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER

On se souvient peut-être de l’efflorescence du cinéma argentin durant les années 1990-2000, révélant au monde une petite dizaine de réalisateurs qui s’occupaient à changer le visage du cinéma national. En France, l’ouverture des festivités eut lieu dans la seconde de ces décennies, avec Pablo Trapero (Mundo Grua, 1999), Lisandro Alonso (La Libertad, 2001) et Lucrecia Martel (La Cienaga, 2001). On retrouve aujourd’hui cette dernière, autrice d’une œuvre parcimonieuse mais brillantissime (cinq longs-métrages en vingt-cinq ans de carrière !), signant à 59 ans, avec Nuestra tierra, son premier long-métrage documentaire.

Le film chronique un procès au pénal pour homicide, opposant quelques propriétaires blancs à la communauté autochtone Chuschagasta, dans la province de Tucuman (dans le nord de l’Argentine), et évoquant au passage la situation des Indiens du pays dans la perspective plus longue de la colonisation. A cet égard, Nuestra tierra ne dépare pas une œuvre qui, jusque dans son épuisement maniériste et son goût de l’étrangeté malaisante, n’aura jamais eu d’autre objet que la peinture déréalisée d’une bourgeoisie décadente, tenant elle-même à un cheveu, agrippée comme en se noyant à des biens et des pouvoirs hérités des prérequis de la colonisation.

Il vous reste 77.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

newspaper

Originally published at

Le Monde

open_in_new Read Full Article

Articles connexes

Lire la suite