« C’est révolutionnaire. » Sur un ton admiratif, Cameron Stanley, officier responsable du numérique et de l’intelligence artificielle (IA) au département de la guerre américain, décrit ainsi, lors d’une présentation à Miami (Floride), le 12 mars, le tableau de bord nourri à l’IA qu’il « déploie dans toute l’armée américaine ». Au même moment, en Iran, dans le cadre de l’opération américano-israélienne « Fureur épique », lancée le 28 février, les forces américaines coordonnent des frappes avec ce même outil. Ce logiciel, symbole de la montée en puissance de l’IA dans la guerre, c’est celui de Palantir, la société américaine organisatrice de l’événement où M. Stanley est venu expliquer son utilisation.
Dans chaque opération militaire récente, Palantir est là : l’Ukraine l’utilise face à la Russie – Alexander Karp, cofondateur de Palantir, a rencontré Volodymyr Zelensky à Kiev dès juin 2022 ; l’armée israélienne a officialisé un accord avec la société en janvier 2024 ; l’OTAN a fait de même en mars 2025 ; et en janvier 2026, l’armée américaine a utilisé ses outils pour l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro.
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