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EN DIRECT, Artemis-2 | La NASA dévoile des photos inédites de la face cachée de la Lune prises par l’équipage lors du survol de l’astre

Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen sont devenus les humains s’étant le plus éloignés de la Terre après avoir survolé notre satellite naturel pendant un peu moins de sept heures, à environ 6 500 kilomètres.

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EN DIRECT, Artemis-2 | La NASA dévoile des photos inédites de la face cachée de la Lune prises par l’équipage lors du survol de l’astre
Source: Le Monde

Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen sont devenus les humains s’étant le plus éloignés de la Terre après avoir survolé notre satellite naturel pendant un peu moins de sept heures, à environ 6 500 kilomètres.

Live animé par Dorian Jullien, Gary Dagorn et Allison Ferrera (service photo)

Live terminé Article se déroulant en direct

Mis à jour le 07 avril 2026 à 18h37

C’est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivis

Terriennes, Terriens, vous avez été très nombreuses et nombreux à suivre ce direct consacré au survol de la Lune par Artemis-2 après plus d’un demi-siècle sans mission habitée lunaire.

Nous souhaitons un bon retour parmi nous à Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen, censés amerrir dans l’océan Pacifique au cours de la nuit de vendredi à samedi peu après 2 heures (heure à Paris). A très vite !

Ce qu’il faut savoir sur Artemis-2

🌕 Que s’est-il passé durant le survol lunaire pendant la nuit dernière ?

La réponse est simple : sur le compte Flickr de la NASA. Il est possible de voir quel appareil a pris le cliché, avec différents paramètres, comme l’ouverture, la vitesse ou la sensibilité ISO.

Non, pas de sorties extravéhiculaires pour Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen, confinés dans les 9 mètres cubes de leur capsule Orion pendant les neuf jours de mission.

Un lever de Terre capturé par Artemis-2

La Terre apparaît sous la forme d’un croissant, dont seul le bord supérieur est éclairé. La teinte bleue de la planète et les nuages blancs épars se détachent de la noirceur de l’espace, tandis que la partie inférieure se fond dans la nuit.

Pas un schéma mais l’explication de Frédéric Moynier, cosmochimiste et directeur adjoint de la recherche à l’Institut de physique du globe de Paris, lors d’un tchat ce mardi matin :

« La Lune tourne en fait autour d’elle-même. La Lune présente toujours la même face, car elle met le même temps pour tourner sur elle-même qu’elle le fait pour tourner autour de la Terre. Cela est une des conséquences des effets de marée de la Terre sur la Lune.

Au début, la Lune tournait plus vite, et les effets de marée ont ralenti la rotation de la Lune jusqu’à arriver à synchroniser sa rotation. Cela n’est pas un cas spécial, et la plupart des satellites des planètes du Système solaire ont une rotation synchrone, présentant toujours la même face à leur planète. »

La Lune, notre seul satellite naturel

On aperçoit au centre la mare Orientale, avec en son cœur une tache noire d’ancienne lave qui a transpercé la croûte lunaire lors d’une éruption survenue il y a des milliards d’années. Ce cratère d’impact de 965 kilomètres de large qui se trouve à la jonction entre la face visible et la face cachée de la Lune est parfois partiellement visible de la Terre. Le petit cratère brillant situé à sa gauche est Byrgius, dont les rayons s’étendent sur 402 kilomètres à partir de son bassin.

Un peu plus de la moitié de la Lune occupe la partie gauche de l’image. La face visible, caractérisée par des taches sombres d’ancienne lave, est visible dans le tiers supérieur du disque lunaire. La mare Orientale, un cratère rond au centre, présentant une tache noire d’ancienne lave en son centre, est entouré d’anneaux de montagnes. La tache noire ronde au nord-est d’Orientale est le cratère Grimaldi, tandis que le cratère Aristarque est le point blanc brillant au milieu d’une coulée de lave gris foncé en haut de l’image.

Ces anneaux concentriques offrent aux scientifiques un aperçu rare de la manière dont les impacts massifs façonnent les surfaces planétaires, contribuant ainsi à affiner les modèles de formation des cratères et l’histoire géologique de la Lune. A 10 heures la mare Orientale, on peut voir les deux cratères plus petits – que l’équipage d’Artemis-2 a proposé de nommer « Integrity » du nom du vaisseau Orion choisi par l’équipage, et « Carroll », prénom de la femme défunte en 2020 du commandant d’Artemis-2, Reid Wiseman.

Outre des GoPro et des Iphone 17, l’équipage est muni de Nikon D5 et Nikon Z9. Pour la Lune, c’est le D5 qui a eu la préférence des astronautes.

Sur le compte Flickr de la NASA, où l’agence spatiale américaine publie ses photos, il est possible de voir quel appareil a pris le cliché, avec différents paramètres, comme l’ouverture, la vitesse ou la sensibilité ISO.

Spectacle rare auquel ont assisté les astronautes, équipés de lunettes conçues par la NASA pour l’occasion : une éclipse où la Lune « bloque » le Soleil. Une scène digne de « science-fiction », s’est exclamé Victor Glover, pilote de la mission.

Un « Coucher de Terre » en écho au « Lever de Terre » d’Apollo-8

Une Terre d’un bleu pâle, parsemée de nuages ​​blancs éclatants, se couche derrière la surface lunaire cratérisée. La face sombre de la Terre est plongée dans la nuit. Sur la face éclairée, des nuages ​​tourbillonnants sont visibles au-dessus de la région Australie-Océanie. Au premier plan, le cratère Ohm présente des bords en terrasses et un fond plat interrompu par des pics centraux. Ces pics se forment dans les cratères complexes lorsque la surface lunaire, liquéfiée lors de l’impact, est projetée vers le haut pendant la formation du cratère.

Alors qu’il effectuait son neuvième tour de la Lune – une première pour un astronaute –, durant la nuit de Noël 1968, l’astronaute William Anders commence la lecture de la Genèse, suivi par ses coéquipiers d’Apollo-8, Frank Borman et Jim Lovell (le futur commandant d’Apollo-13), lisant les dix premiers versets de la Bible, qui narrent le récit mythique de la création du monde.

La NASA diffuse en direct les étonnantes images de la Terre se levant au-delà de l’horizon de la Lune, filmée par les trois hommes. C’était l’une des premières fois que le grand public pouvait voir la Terre dans son intégralité de l’espace.

C’est aussi au cours de cette mission qu’a été réalisée cette photographie, classée sous le numéro « AS8-14-2383HR », et depuis intitulée Lever de Terre, également prise par William Anders.

📷 La face cachée de Lune immortalisée par l’équipage d’Artemis-2

📷 Un coucher de Terre capturé par l’équipage d’Artemis-2

Une Terre d’un bleu pâle, parsemée de nuages ​​blancs, se couche derrière la surface lunaire cratérisée. La face sombre de la Terre est plongée dans la nuit. Sur la face éclairée, des nuages ​​tourbillonnants sont visibles au-dessus de la région Australie-Océanie.

Au premier plan, le cratère Ohm présente des bords en terrasses et un fond plat interrompu par des pics centraux. Ces pics se forment dans les cratères complexes lorsque la surface lunaire, liquéfiée lors de l’impact, est projetée vers le haut pendant la formation du cratère.

L’Agence spatiale européenne va « négocier » sa présence dans les futures missions Artemis

Dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse par le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher annonce qu’il va « négocier » une présence européenne dans les futures missions lunaires Artemis, après que la NASA a revu en profondeur l’architecture de son programme en suspendant le projet de construction d’une station spatiale autour de la Lune, nommée Gateway, pour se concentrer sur la construction d’une base sur le sol lunaire.

Pour l’Europe de l’espace, ce changement pose la question de savoir ce qu’il va advenir de ses accords passés avec la NASA dans le cadre du projet Gateway, qui prévoyaient l’envoi de trois astronautes européens dans des missions Artemis. Un Allemand devait voler en premier. Un Français, qui pourrait être Thomas Pesquet, et un Italien devaient suivre.

Apollo-17 : Les derniers pas sur la Lune

[Cet article a été rédigé par Dominique Verguèse et publié le 21 juillet 1972]

Contrairement à ce que la NASA redoutait encore en 1968, le sixième et dernier débarquement sur la Lune se sera achevé sans mort d’hommes. Même les incidents du vol d’Apollo-13, en avril 1970, ont finalement contribué à renforcer l’impression de puissance technologique et de maîtrise opérationnelle acquise par l’industrie américaine et l’agence spatiale américaine en moins de dix ans. Progressivement, le matériel Apollo s’est révélé plus efficace et plus fiable qu’on ne s’y attendait. La NASA arrête ses alunissages au moment où ces derniers ne paraissent plus poser de problème, et où les sélénologues commencent à comprendre l’histoire de la Lune.

Les ressources pour suivre la mission

Le Monde continue et continuera de couvrir Artemis-2.

Comment la Chine défie l’Amérique dans la course à la Lune

Il a été lancé en 1992. La Chine, progressivement écartée de la coopération internationale par les Etats-Unis et interdite de Spation spatiale internationale, a développé son expertise. Elle a mené une quinzaine de missions habitées depuis le premier vol d’un astronaute chinois, Yang Liwei, en 2003. Elle a construit sa station, Tiangong (Palais céleste), qui a accueilli ses premiers occupants en 2021.

« Comparé à l’approche occidentale, et particulièrement américaine, où le cap peut changer au gré des volontés politiques, ce modèle présente de nets avantages en matière de prévisibilité et de gestion des risques », observe Richard de Grijs, professeur à l’école des sciences mathématiques et physiques de l’université Macquarie, en Australie.

« D’ici à 2030 », espère l’Agence spatiale chinoise CNSA. La Chine a déjà envoyé plusieurs robots sur la Lune et a rapporté des échantillons lunaires. Une mission habitée nécessite toutefois un matériel différent, actuellement en période de test. La Chine doit ainsi effectuer cette année le vol d’essai en orbite de son nouveau vaisseau Mengzhou (Navire des rêves), remplaçant du vieillissant Shenzhou.

Les ingénieurs élaborent aussi une nouvelle fusée, la Longue Marche-10, indispensable pour propulser le vaisseau vers la Lune. Elle a effectué un premier vol à basse altitude le 11 février. L’atterrisseur Lanyue (Etreindre la Lune), qui transportera les astronautes de l’orbite à la surface lunaire, pourrait effectuer son vol inaugural vers 2028-2029.

Oui. La Chine espère d’ici à 2035 avoir construit la version « basique » d’une base scientifique habitée, appelée « Station internationale de recherche lunaire ». Elle doit être édifiée près du pôle Sud lunaire, où la présence d’eau, sous forme de glace, est présumée.

La base devrait être construite avec des briques fabriquées sur place, à partir de sol lunaire, grâce à des imprimantes 3D. Testée sur Terre et sur Tiangong, la technique doit l’être sur la Lune durant la mission robotique Chang’e-8, prévue vers 2028. Une version élargie de la base est prévue vers 2040.

La Chine développe également une constellation de satellites autour de la Lune, dénommée « Queqiao », qui sera notamment chargée d’assurer des services nécessaires aux futures activités sur l’astre.

Oui et non. La Chine ne parle jamais de « course à la Lune » et de concurrence avec les Etats-Unis. « Ils ont de l’ambition pour leur programme spatial et voient la Lune comme la prochaine étape logique de leur progression. Pour sa valeur propre, non par rivalité. Cela ne changerait rien pour eux si les Américains n’y allaient pas », affirme Jonathan McDowell, astrophysicien et analyste spatial. « Mais si la Chine installe une base lunaire la première, ça représenterait un sérieux défi pour la capacité des Etats-Unis à faire de même. Car les zones propices près du pôle Sud lunaire sont très limitées », prévient-il.

Pour l’heure, la Chine « reste derrière les Etats-Unis » en matière de vols habités, juge Chen Lan, spécialiste du programme spatial chinois, qui note la supériorité des vaisseaux Dragon et Orion, utilisés par la NASA, par comparaison avec Shenzhou.

C’est possible. Après 2040, la base lunaire chinoise servira à « valider les technologies et capacités pour une mission habitée vers Mars », affirme la CNSA. Des responsables d’entreprises spatiales et des scientifiques chinois ont évoqué dans le passé la planète rouge comme une potentielle destination pour des astronautes. « Mais je ne pense pas que des projets concrets vers Mars voient le jour avant l’atterrissage sur la Lune et la première étape de la base lunaire », conjecture Chen Lan, spécialiste du programme spatial chinois.

D’après les dernières informations communiquées par la NASA, Orion est bien sur sa trajectoire de retour vers la Terre. Cette trajectoire est appelée « libre », car pensée pour que le vaisseau soit attiré par la Lune, puis naturellement ramené vers la Terre, sans avoir à se propulser. Dans les faits, trois légères manœuvres de correction sont prévues.

Désormais en route vers notre planète, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen doivent se détacher du module de service, conçu par l’Agence spatiale européenne et qui permet, entre autres, de propulser Orion, avant de pénétrer dans l’atmosphère vingt minutes après, et d’amerrir dans l’océan Pacifique, treize minutes plus tard. Cette phase finale est prévue peu après 2 heures du matin, samedi.

Le bouclier thermique de la capsule Orion, essentiel au retour sur terre, point d’attention

La dernière phase critique de la mission est la rentrée atmosphérique, à près de 40 000 km/h. Le contact avec les couches denses de l’atmosphère générera un stress thermique sur le bouclier thermique, qui devra résister à des températures d’environ 2 760 °C.

Or les performances de cette pièce essentielle du vaisseau ont été vivement remises en cause après Artemis-1. En récupérant Orion en décembre 2022, la NASA a identifié plus de 100 zones où le matériau de surface du bouclier thermique avait été arraché de manière inattendue. Une équipe indépendante d’experts a pu formellement identifier la cause du problème et a rendu publiques ses conclusions à la fin de 2024.

Mais modifier le bouclier d’Orion pour Artemis-2 aurait pris plusieurs années, alors l’agence spatiale a décidé de le garder en l’état et d’adopter un angle de rentrée plus prononcé, les ingénieurs de vol estiment que cette phase critique sera raccourcie de quatorze à huit minutes.

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