Depuis son premier mandat (2017-2021), Donald Trump emploie régulièrement une technique de négociation bien particulière : l’ultimatum. Que ce soit avec ses alliés ou ses adversaires, le président américain multiplie les « deadlines » pour forcer l’autre camp à accéder à ses demandes. Guerres, désaccords commerciaux ou politiques : tous les contextes semblent propices à recourir à ce dispositif. Jusqu’à la menace d’« anéantir » l’Iran si le régime n’obtempère pas à ses demandes avant mardi 7 avril, à 20 heures (heure de Washington), soit mercredi 8 avril, à 2 heures (heure de Paris).
Si Donald Trump dégaine facilement l’ultimatum, son suivi est parfois erratique et la méthode pas toujours couronnée de succès. Entre les délais non respectés sans réelles conséquences et ceux qui sont repoussés avant même d’expirer, il est plutôt exceptionnel que la menace soit mise à exécution à la date fixée initialement. Depuis le feuilleton des droits de douane en 2025, l’acronyme TACO, pour Trump Always Chickens Out (« Trump se dégonfle toujours »), est d’ailleurs en vogue à Wall Street.
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