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Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : les parents de l’école maternelle Saint-Dominique racontent leur vie fracassée et la rude bataille judiciaire

Des dizaines de parents de l’établissement public du 7ᵉ arrondissement ont porté plainte contre des agents périscolaires pour des violences et des faits de nature sexuelle sur leurs enfants. Témoignages.

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Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : les parents de l’école maternelle Saint-Dominique racontent leur vie fracassée et la rude bataille judiciaire
Source: Le Monde

« Ça faisait des mois que ma fille m’alertait. » A Paris, en ce dimanche de début de printemps, Marie (tous les parents ont requis des pseudonymes pour protéger leurs enfants) a le temps de retracer sa vie « partie en pagaille ». Elle a même un peu trop de temps pour une mère de deux enfants de 4 ans et 6 ans. Son poing se serre. Ne pas pleurer. La veille de notre rencontre, Marie les a regardés partir avec son mari très loin de Paris, sourire de façade aux lèvres et cœur en miettes. Ses tout-petits resteront quelques mois éloignés d’elle, scolarisés « là-bas ». Retour prévu à la fin de l’été. « Moi, je ne pouvais pas. Si je pars, je coule ma boîte et je ne paye plus mes employés. » Marie les appellera chaque jour, en espérant attraper un rire et renvoyer un baiser à travers l’écran. « Mais il le fallait, pour eux », répète-t-elle pour contrer des larmes durement ravalées : « Je devais, on devait les éloigner de tout ça. »

Par où commencer le récit de ce « tout ça » ? Par la plainte pour agression sexuelle visant un animateur périscolaire de l’école maternelle publique Saint-Dominique, dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, déposée le 30 janvier par Marie au nom de sa petite fille de 4 ans ? Par les signalements préexistants, qu’elle a depuis découverts ? Par les premiers « signaux » sur le corps de sa fille, survenus rapidement après son entrée en petite section de maternelle ? Les hématomes jusqu’en bas du dos. Les rougeurs et les douleurs sur les parties intimes. Les pipis au lit et les terreurs nocturnes qui s’installent. La peur du « loup de l’école » devenu au fil des semaines « le loup du dortoir ». La fissure anale persistante.

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Le Monde

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