Un changement complet de méthode qui signe l’arrêt de mort de la réforme ? Lundi 13 avril, le gouvernement a interrompu, au moins momentanément, le parcours de la proposition de loi sur le travail le 1er-Mai à laquelle la gauche et les syndicats s’opposent. La commission mixte paritaire, qui devait initialement se réunir mardi pour concilier le Sénat et l’Assemblée nationale sur un texte commun, n’a, en définitive, pas été convoquée et nul ne sait quand elle le sera, ni même si elle aura lieu.
Le dossier est renvoyé aux acteurs sociaux, qui se voient proposer de parlementer à l’échelon des branches professionnelles pour essayer de dégager des solutions. Alors qu’elles avaient vocation à s’appliquer dès cette année, les règles en cours de construction ne prendront pas effet avant le 1er mai 2027, probablement dans un nombre d’entreprises plus restreint que celui envisagé aujourd’hui, et sous réserve que le processus aille à son terme. Cette décision, fruit d’un arbitrage du premier ministre, Sébastien Lecornu, a été critiquée par plusieurs personnalités du « socle commun », qui plaidaient pour une entrée en vigueur immédiate de la proposition de loi.
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