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Résultats des lycées 2026 : les leçons que nous enseignent les indicateurs de réussite des établissements

Chaque année, le ministère de l’éducation nationale publie les « indicateurs de valeur ajoutée des lycées ». En ne s’appuyant pas uniquement sur les taux d’obtention et de mentions au baccalauréat 2025, cette analyse entend proposer une évaluation...

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Résultats des lycées 2026 : les leçons que nous enseignent les indicateurs de réussite des établissements
Source: Le Monde

Dépasser les résultats bruts aux examens, tenter d’apprécier l’action d’un établissement sur la réussite de ses élèves ou de mettre en valeur l’accompagnement des adolescents par les équipes éducatives : telles sont les ambitions des indices de valeur ajoutée des lycées, dits IVAL, publiés vendredi 3 avril par le ministère de l’éducation nationale. Cet outil, créé en 1993, s’appuie sur divers indicateurs destinés à tenir compte des disparités de recrutement entre les établissements, qui ne sont pas confrontés aux mêmes enjeux selon les caractéristiques sociales et scolaires des élèves qu’ils accueillent.

La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) examine ainsi les taux de réussite et les taux de mentions au baccalauréat en 2025, mais aussi les « taux d’accès », c’est-à-dire la part des élèves entrés en 2de que les lycées accompagnent jusqu’à l’obtention du baccalauréat, quel que soit le nombre d’années (et donc de redoublement) nécessaire. Pour chaque établissement, la DEPP établit une « valeur ajoutée » en calculant la différence entre les taux constatés et ceux « attendus » au regard du profil des élèves de chaque lycée.

Un élève qui entre en 2de après avoir déjà redoublé a par exemple 84 % de chances d’obtenir son baccalauréat général et technologique, contre 96 % pour les autres. Un adolescent dont les parents appartiennent à une catégorie socioprofessionnelle supérieure (CSP+) a plus de 98 % de chances de réussite, contre 91 % pour un lycéen issu d’un milieu défavorisé.

« Il s’agit de fournir une vision plus complète, plus pertinente et plus juste des actions des établissements, car les taux bruts dépendent fortement de facteurs externes et ne permettent pas de différencier ce qui est dû au lycée de ce qui relève des compétences développées par les élèves avant d’y entrer », explique Magda Tomasini, à la tête de la DEPP.

En croisant les indicateurs, le ministère de l’éducation nationale dégage cinq catégories de lycées, représentées dans le graphique ci-dessous.

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Le Monde

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