C’est sa différence à lui. Celle répétée pour se démarquer des autres ambitieux. Bruno Retailleau n’aurait pas grandi dans l’idée de devenir un jour président de la République. A 65 ans, l’homme évoque sa candidature comme « quelque chose de l’ordre du devoir » et non « comme une évidence » ou une « simple envie ». Ce devoir s’appuie désormais sur une légitimité, celle du vote des adhérents du parti Les Républicains (LR). A 73,8 %, ils ont désigné leur président comme candidat à l’élection présidentielle de 2027, lors d’un vote électronique organisé samedi 18 et dimanche 19 avril.
« Un vent d’espoir se lève pour notre pays, qui, après quinze ans d’immobilisme et de conformisme, a besoin d’une vision claire et puissante », s’est réjoui, dimanche soir sur X, le candidat investi. Mais à y regarder de plus près, ce vent souffle à peine comme une légère brise. Si le résultat colle presque pour Bruno Retailleau à celui de sa victoire écrasante (74,3 %), en mai 2025, face à Laurent Wauquiez pour la présidence du parti, l’élan n’est plus le même. L’engouement non plus.
A l’époque, le duel des nouveaux frères ennemis de la droite avait fait monter le nombre d’adhérents à plus de 120 000. Ils n’étaient plus que 76 000 pour ce vote sur le mode de désignation. Si les adhérents ont rejeté le principe d’une primaire interne fermée (12,2 %) ou ouverte aux sympathisants (14 %), la faible participation (60,01 %) traduit comme une réserve. Celle d’un candidat lancé dans la course, mais jusqu’à quelle étape ?
Il vous reste 71.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.