Etudiante en école de communication, Louise (elle ne souhaite pas donner son nom de famille), 20 ans, entretient un lien « hyperproche » avec sa mère. La dernière intervention lui ayant fait lever les yeux au ciel remonte au matin même, lors du petit déjeuner familial. « Elle m’a parlé du cadmium dans le pain, les pâtes et le chocolat, et m’a dit de faire attention pour mon choix de déjeuner. J’évite de lui dire que je m’achète des Pasta Box, car elle serait capable de me préparer des légumes et de me les apporter au bureau ! », raconte en souriant la jeune femme, en stage dans une agence événementielle parisienne. « Ma mère est stressée par à peu près tout, et beaucoup sur mon dos », résume-t-elle.
L’image d’une maman débarquant dans l’open space avec un Tupperware de haricots verts pour sa fille adulte peut prêter à sourire. Elle témoigne pourtant de la difficulté pour certains parents très investis à rééquilibrer la relation au fil des années. « Les parents anxieux sont dans une forme de surprotection et d’engagement excessif qui ne s’ajustent pas toujours à l’âge et au développement de leur enfant », résume Basilie Chevrier, maîtresse de conférences en psychologie à Aix-Marseille Université.
Il vous reste 82.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.