Le président américain, Donald Trump, a un conseil pour les pays dont l’approvisionnement en hydrocarbures est compromis par la guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz. « Achetez du pétrole aux Etats-Unis d’Amérique ! », a-t-il lancé lors de son allocution à la nation, le 1er avril. Il semblerait que son vœu soit en train de se réaliser : les ventes américaines de pétrole à l’international ne se sont jamais aussi bien portées qu’en ce moment.
Selon les données du cabinet Kpler, cité par le Financial Times, les Etats-Unis devraient exporter 5,2 millions de barils par jour au mois d’avril, une hausse de 33 % par rapport au niveau d’avant-guerre (3,9 millions de barils quotidiens). Vendredi 10 avril, une flotte de 68 tankers se dirigeait vers les côtes américaines, les cales vides, prêtes à accueillir une large quantité de brut. La semaine précédant le conflit, qui a commencé le 28 février, il n’y en avait que 27.
L’essentiel de la hausse de la demande pour l’or noir américain vient d’Asie, premier continent touché par la fermeture de facto du détroit d’Ormuz depuis bientôt six semaines. En temps normal, un cinquième du commerce mondial de pétrole circule par ce couloir maritime, dont 80 % sont à destination de la Chine, de l’Inde, du Japon ou de la Corée du Sud, entre autres. Ces pays regardent désormais de l’autre côté du Pacifique, vers les Etats-Unis, devenus le premier producteur mondial de pétrole dans les années 2010, avec la révolution de la fracturation hydraulique.
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