La présentation faite, lundi 6 avril, par le président américain, Donald Trump, de la vaste opération de sauvetage de deux pilotes d’un avion de chasse F-15, abattu par les Iraniens, dans la nuit du 2 au 3 avril, s’est voulue l’affirmation d’une inébranlable détermination militaire. Malgré les doutes croissant sur la stratégie menée contre l’Iran depuis le début de la guerre, le président américain a appliqué à la lettre, lundi, la communication martiale qui prévaut pour ce genre de mission qualifiée dans la doctrine militaire américaine de « no man left behind » (« on n’abandonne aucun homme »).
Après avoir fustigé certains hauts gradés qui y auraient été opposés, le magnat a passé une bonne partie de sa conférence de presse à détailler les prouesses du Pentagone au cours du week-end, se félicitant de sa propre « décision risquée ». Une démonstration du savoir-faire américain, selon lui, dans le cadre d’une course contre la montre pour devancer les autorités iraniennes, pour lesquelles la prise d’un soldat aurait signifié un trophée à exhiber et un instrument de chantage.
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