Louis Aliot n’a désormais plus d’excuses. Le maire (Rassemblement national, RN) de Perpignan a pris la tête, samedi 18 avril, de la communauté urbaine de la préfecture des Pyrénées-Orientales ; cette même intercommunalité (37 communes, 280 000 habitants) qu’il jugeait responsable de son premier mandat d’édile particulièrement amorphe, sans aucun projet structurant en six ans. La bascule de deux communes voisines (Rivesaltes et Canohès) dans l’escarcelle du RN a favorisé la conquête de l’« interco », hier honnie. Mais le vice-président du parti d’extrême droite, réélu à Perpignan dès le premier tour, a surtout manœuvré en coulisses pour rallier à sa cause des maires venus d’autres horizons, achevant par ailleurs son patient dépeçage de la droite locale.
Avant 2026, le RN n’avait jamais dirigé d’établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), ces structures administratives compétentes en matière de transports, de logement, d’urbanisme, de développement économique ou encore d’environnement. Un mois après les élections municipales, le parti en gouverne cinq. Sans compter les deux remportées par ses alliés de l’Union des droites pour la République (UDR, présidé par Eric Ciotti), à Nice et Montauban.
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