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« Le Monde » répond à vos questions sur sa ligne éditoriale, sa gouvernance et la vie de sa rédaction

« Rendez-vous avec Le Monde » : comme chaque mois, Gilles van Kote, directeur délégué aux relations avec les lecteurs, répond en direct aux questions des internautes concernant la couverture de l’actualité et la vie du journal.

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« Le Monde » répond à vos questions sur sa ligne éditoriale, sa gouvernance et la vie de sa rédaction
Source: Le Monde

« Rendez-vous avec Le Monde » : comme chaque mois, Gilles van Kote, directeur délégué aux relations avec les lecteurs, répond en direct aux questions des internautes concernant la couverture de l’actualité et la vie du journal.

Tchat terminé Article se déroulant en direct

Mis à jour le 01 avril 2026 à 13h45

Ce tchat est maintenant terminé. Merci encore une fois pour vos questions nombreuses et pertinentes. Désolé de ne pas avoir pu répondre à toutes. Le prochain « Rendez-vous avec Le Monde » est prévu début mai. D’ici là, portez-vous bien !

La charte de déontologie des journalistes de Munich est en effet reprise intégralement dans la charte d’éthique et de déontologie du Groupe Le Monde, qui a été adoptée en 2010.

Pour répondre à votre deuxième question, Le Monde est désormais détenu par un fonds de dotation, le Fonds pour l’indépendance de la presse, présidé par Alain Frachon, ancien directeur de la rédaction du Monde. Cela revient à sanctuariser le capital de notre groupe de presse, car ce fonds de dotation est pratiquement incessible.

Par ailleurs, notre charte d’éthique et de déontologie stipule que les actionnaires du Groupe Le Monde ne disposent d’aucun droit de regard sur les contenus éditoriaux des titres du groupe.

Les contenus accessibles gratuitement sont majoritairement des articles d’actualité chaude, les sessions d’actualité en direct (les lives), les vidéos et les podcasts. Les articles d’approfondissement, reportages, enquêtes, entretiens, etc. sont en général réservés à nos abonnés.

La question des violences policières est régulièrement évoquée dans nos colonnes. Mais comme pour tous les sujets, nos journalistes effectuent au quotidien un travail de vérification, de sélection et de hiérarchisation. Nous ne reprenons pas systématiquement toutes les informations publiées sur Internet ou sur les réseaux sociaux, mais les expertisons pour déterminer lesquelles méritent qu’un journaliste se penche dessus en vue de la publication d’un article.

Bonjour campagne humaniste,

Il me semble difficile de mesurer l’influence d’un média en particulier sur l’état de l’opinion, même s’il est le premier par le nombre d’abonnés, comme c’est le cas du Monde pour l’univers francophone. La lecture du Monde a assurément une influence sur la façon dont nos lecteurs et nos lectrices se forgent une opinion. Mais là n’est pas notre objectif : celui-ci est plutôt de satisfaire notre lectorat, de s’assurer que notre offre éditoriale correspond aux attentes de celles et ceux qui comptent sur nous pour s’informer. Pour mesurer cela, nous ne comptons absolument pas sur les GAFAM, mais sur des instruments de mesure mis en place par notre service abonnements. Rien que de très classique.

Bonjour GuillermoDelTonio,

L’abonnement numérique au Monde permet d’avoir accès à l’ensemble de la production éditoriale de la rédaction et nous ne ne comptons pas segmenter cet accès. Notre modèle économique repose pour les deux tiers de nos revenus sur l’abonnement et la vente du journal, et ce sont donc nos lecteurs et nos lectrices qui financent pour l’essentiel une rédaction qui s’efforce de produire à longueur d’année une information de qualité.

La mise à disposition gratuite en ligne de nos contenus dans les années 2000 nous avait quasiment conduit à la faillite. Nous ne comptons donc pas reproduire une telle erreur. Le tarif de l’abonnement numérique au Monde me semble relativement accessible et environ un tiers de notre production éditoriale est en accès libre et gratuit sur notre site. Il faut par ailleurs rappeler que Le Monde est un titre de presse et pas un service public d’information.

Mais cet espace existe ! Il est accessible sous la signature de chaque article, à condition que vous soyez abonné au Monde.

Les données personnelles de nos utilisateurs ne nous sont accessibles que s’ils en donnent l’autorisation et que s’ils nous les communiquent, ainsi que l’impose le règlement général sur la production des données (RGPD). Pour mieux connaître notre lectorat, nous privilégions des enquêtes qui sont effectuées régulièrement pour en déterminer le profil moyen.

Les données sur la lecture des articles, qui sont anonymisées, nous sont très utiles pour améliorer la qualité du service proposé aux lecteurs et lectrices. Le taux de complétion nous permet ainsi de savoir quelle proportion de lecteurs et lectrices lisent un article dans son intégralité. Le taux de conversion nous permet de savoir quel article a suscité des prises d’abonnement, ce qui est pour Le Monde – dont le modèle économique repose sur l’abonnement – beaucoup plus intéressant qu’un chiffre d’audience brute.

Les journalistes consacrent une partie de leur temps de travail à s’informer eux-mêmes, notamment dans leur domaine de spécialisation. Cela peut passer par la lecture ou l’écoute d’autres médias et par la lecture d’ouvrages de référence ou apportant un éclairage original à un sujet. Nous disposons ainsi d’un kiosque numérique interne qui nous permet d’avoir accès aux autres quotidiens nationaux, à certains titres de presse quotidienne régionale et à de nombreux magazines d’information. Des abonnements peuvent également être souscrits auprès de magazines spécialisés ou de la presse internationale.

Bonjour Anguille sous roche,

La tradition du poisson d’avril a été victime de la prolifération des fake news et des risques de désinformation. Pour un média lié à ses lecteurs et ses lectrices par un contrat de confiance comme l’est Le Monde, qui défend un haut niveau d’exigence journalistique, il n’est plus aujourd’hui possible de publier des poissons d’avril que certains risqueraient de lire et de prendre au premier degré, ce qui ne ferait qu’aggraver la confusion entre information, désinformation et humour. Donc je peux vous confirmer que cet article de David Larousserie est on ne peut plus sérieux !

Nous sommes favorables à une offre diversifiée d’informations, et l’émergence de médias dits indépendants dans le paysage de l’information est forcément une bonne nouvelle, car elle contribue à la pluralité de l’information et des sources d’information. Ceci dit, l’indépendance est une notion à manier avec circonspection, car la rédaction du Monde elle-même revendique son indépendance éditoriale vis-à-vis de tous les pouvoirs, y compris de ses propres actionnaires.

Il est exact que le ton de certains messages postés dans notre espace de commentaires est parfois d’une virulence qui peut choquer celles et ceux qui s’attendraient à un débat plus policé sur le site d’un média qui défend la notion de la nuance. C’est sans doute un reflet de notre époque, où il est devenu difficile de débattre sereinement et de façon respectueuse et constructive.

L’espace des commentaires se veut un espace de débat entre abonnés du Monde et des opinions très contrastées peuvent s’y exprimer, tant qu’elles respectent notre charte des commentaires. Certaines de ces opinions sont, en effet, très éloignées de la ligne éditoriale du Monde, et on peut s’en étonner venant d’abonnés à notre journal, mais cela relève de la liberté d’expression.

Si un message non conforme à cette charte a échappé à la vigilance de nos modérateurs, ce qui est toujours possible, n’hésitez pas à le leur signaler à l’aide du « bouton » prévu à cet effet.

Bonjour Le financier n’est pas qu’un biscuit,

Vous trouverez ci-dessous un article consacré à ce que nous appelons dans notre jargon « le circuit copie », c’est-à-dire le parcours d’un article jusqu’à sa publication.

Pour ce qui concerne les éditeurs – aussi dénommés secrétaires de rédaction dans d’autres journaux –, vous avez tout à fait raison : ce sont des journalistes à part entière, dont une des missions essentielles est de vérifier l’information avant publication et d’enrichir et améliorer les articles écrits par d’autres. Par ailleurs, il n’est pas rare que près d’une dizaine de journalistes occupant des fonctions différentes interviennent sur un article avant sa publication.

Vous pouvez toujours envoyer vos messages à courrier-des-lecteurs@lemonde.fr. Ceux-ci sont tous lus et transmis aux personnes concernées. Nous en publions quelques-uns dans la rubrique « Le Monde des lecteurs ».

Mais les modes d’expression des lecteurs et lectrices ont énormément évolué ces dernières années et la plupart d’entre eux préfèrent s’exprimer sur les réseaux sociaux ou dans l’espace des commentaires du site du Monde réservé à ses abonnés. C’est là que vous retrouvez désormais les contributions de celles et ceux qui souhaitent s’exprimer au sujet de l’actualité et de nos articles.

Très sincèrement, je ne vois pas comment une lecture régulière du Monde peut aboutir à la conclusion que nous serions sympathisants d’une « théocratie juive israélienne expansionniste », comme vous l’écrivez. C’est au contraire ce que nous dénonçons depuis des années dans nos éditoriaux et nos analyses. Vous semblez méconnaître la ligne éditoriale du Monde, qui est depuis des décennies sans ambiguïté vis-à-vis de la politique de colonisation des gouvernements qui se sont succédé à la tête de l’Etat d’Israël. A ce sujet, je vous suggère de lire l’article ci-dessous.

Nous ne désactivons la possibilité de commenter les articles qu’à partir du moment où le nombre de messages ne respectant pas notre charte des commentaires devient trop important et le travail de nos modérateurs par conséquent impossible. C’est malheureusement le cas pour un nombre important de sujets de politique internationale ou nationale qui suscitent des commentaires à caractère injurieux voire raciste, et notamment pour des articles concernant le conflit israélo-palestinien.

Il ne s’agit aucunement de notre part d’une volonté de censure, mais d’une impossibilité de modérer correctement cet espace dans ces cas particuliers. Nous sommes les premiers à regretter de devoir en arriver là.

Les « StravaLeaks », du nom de cette application sportive qui permet de géolocaliser ses utilisateurs, y compris des militaires ou – indirectement – des personnalités, nous tiennent en haleine depuis un an et demi. Dans une série de vidéos explicatives, deux des journalistes du Monde travaillant sur cette enquête au long cours racontent comment ils procèdent.

Les illustrateurs apportent une dimension visuelle originale à nos articles. Plus de 120 d’entre eux et d’entre elles collaborent au Monde, qui publie environ 1 400 illustrations par an. Un coup de projecteur sur leur travail et sur ce métier était donc bien justifié.

Petit rappel : « Rendez-vous avec Le Monde », c’est le tchat mensuel au cours duquel vous pouvez poser toutes vos questions – y compris celles qui fâchent – concernant le fonctionnement du journal et de la rédaction : sur la ligne éditoriale, sur un article, sur l’actionnariat et la gouvernance du Groupe Le Monde… Pour éviter les redites, voici l’épisode précédent, celui du 5 mars.

Bienvenue dans ce nouvel épisode des « Rendez-vous avec Le Monde ». Pas de poisson d’avril aujourd’hui : vous pouvez dès maintenant poser vos questions à Gilles van Kote, notre directeur délégué aux relations avec les lecteurs. Il y répondra à partir de 11 heures.

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Le Monde

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