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La mission Artemis-2 a décollé avec quatre astronautes en direction de la Lune

Avec deux mois de retard, la fusée SLS a envoyé le vaisseau spatial Orion et ses occupants pour le premier voyage lunaire depuis un demi-siècle. L’équipage, trois Américains et un Canadien, survolera la Lune dans cinq jours.

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La mission Artemis-2 a décollé avec quatre astronautes en direction de la Lune
Source: Le Monde

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RécitAvec deux mois de retard, la fusée SLS a envoyé le vaisseau spatial Orion et ses occupants effectuer le premier voyage lunaire depuis un demi-siècle. L’équipage, trois Américains et un Canadien, survolera la Lune dans cinq jours.

Cette fois, la massive fusée orange et blanc placée sur le pas de tir 39B du centre spatial Kennedy s’est bel et bien envolée. Après avoir été reportée deux fois pour des fuites d’hydrogène, puis d’hélium, la mission Artemis-2 de la NASA a enfin décollé de Cap Canaveral jeudi 2 avril. Les 2 600 tonnes du Space Launch System (SLS) se sont lentement arrachées du sol à 0 h 35, heure française, sous le vrombissement de ses deux propulseurs d’appoint et des quatre moteurs situés à sa base, avant de s’élever dans le ciel de Floride.

Jusqu’au bout, les doutes ont persisté sur le fait que le décollage aurait bien lieu. A moins de deux heures du lancement, la NASA a détecté un problème avec le système d’autodestruction du SLS, un dispositif critique qui permet de désintégrer le lanceur sur ordre de Houston au cas où il divergerait significativement de sa trajectoire. Les ingénieurs de l’agence ont rapidement trouvé un composant en double, qu’ils ont utilisé pour être sûr que le signal serait bien reçu et exécuté.

Une heure plus tard, c’était à la tour de sauvetage de donner des sueurs froides aux cadres de l’agence, l’une de ses batteries affichant une température anormale, avant que le problème ne soit finalement attribué à un capteur fautif. Enfin, d’ultimes vérifications ont imposé un gel du compte à rebours pendant de longues minutes, à T − 10 minutes, avant que celui-ci ne reprenne, au grand soulagement de la directrice de lancement, Charlie Blackwell-Thompson, qui a souhaité « bonne chance » à Artemis-2.

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Le Monde

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