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EN DIRECT, élections en Hongrie : Péter Magyar promet de limiter à deux le nombre de mandats de premier ministre hongrois, empêchant Viktor Orban de redevenir chef du gouvernement

Le conservateur pro-européen, qui a battu le premier ministre en poste depuis seize ans, a attaqué son prédécesseur en déclarant que le « pays est – et a été – dirigé par un groupe criminel organisé, étroitement lié à l’élite médiatique et à l’élite...

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EN DIRECT, élections en Hongrie : Péter Magyar promet de limiter à deux le nombre de mandats de premier ministre hongrois, empêchant Viktor Orban de redevenir chef du gouvernement
Source: Le Monde

Le conservateur pro-européen a attaqué son prédécesseur en déclarant que le « pays est – et a été – dirigé par un groupe criminel organisé, étroitement lié à l’élite médiatique et à l’élite économique ». Péter Magyar a également promis de limiter à deux le nombre de mandats de premier ministre, empêchant Viktor Orban de redevenir chef du gouvernement.

Live animé par Allison Ferrera (service photo) et Pierre Bouvier

Live terminé Article se déroulant en direct

Mis à jour le 13 avril 2026 à 22h52

Ce live est maintenant terminé

Merci de l’avoir suivi. Vous pouvez retrouver dans cette rubrique tous nos articles et vidéos sur la situation en Hongrie.

Ce qu’il faut retenir du 13 avril à 21 heures

Péter Magyar s’est entretenu par téléphone avec 10 dirigeants européens et Hunor Kelemen

Péter Magyar avait annoncé lors de sa conférence de presse internationale que l’événement se terminerait impérativement à 17 heures, car il avait ensuite des entretiens téléphoniques prévus avec des dirigeants étrangers. Il a précisé plus tard sur sa page Facebook :

« Aujourd’hui, après avoir parlé avec 10 dirigeants européens, je me suis entretenu par téléphone avec Hunor Kelemen, président de l’UDMR [Union démocratique des Magyars de Roumanie, parti allié au Fidesz de Viktor Orban]. Nous avons convenu de poursuivre les discussions en personne la semaine prochaine à Budapest. »

A Bruxelles, les priorités européennes qui attendent Péter Magyar, le prochain premier ministre hongrois

Les Européens espèrent que le départ de Viktor Orban débloquera le prêt de 90 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine. Ils souhaitent aussi que la supermajorité obtenue par le nouveau dirigeant conservateur permette de restaurer l’Etat de droit et de lutter contre la corruption dans le pays.

Oui, un vice-président peut être remplacé, s’il démissionne, s’il décède, ou s’il est incapable d’exercer ses fonctions. Le poste devient vacant et le président nomme un remplaçant, qui doit être confirmé par la Chambre des représentants et le Sénat. La procédure est prévue par le 25e amendement de la Constitution. En octobre 1973, Spiro Agnew démissionne, le président Richard Nixon nomme Gerald Ford comme nouveau vice-président, ce dernier est confirmé par le Congrès. Un vice-président peut aussi être mis en accusation (impeached) par la Chambre puis éventuellement destitué par le Sénat.

Aujourd’hui, J. D. Vance est la cible de moqueries après un week-end… compliqué, marqué par l’échec des négociations de paix avec l’Iran qu’il dirigeait et la défaite de Viktor Orban aux élections législatives en Hongrie. Le commentateur Ron Filipkowski a résumé le bilan du vice-président : « J. D. Vance fait campagne pour l’AfD en Allemagne : ils perdent. Il invite le pape [Léon XIV] aux Etats-Unis : le pape refuse. Il mène les négociations de paix avec l’Iran : échec cuisant. Il fait campagne en Hongrie pour [Viktor] Orban… qui se fait écraser. » Ron Filipkowski a le tact de ne pas évoquer la rencontre entre le pape François et J. D. Vance le 19 avril 2025, quelques heures avant la mort du souverain pontife. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a renchéri : « J. D. Vance prouve qu’il est un homme de peu de poids, deux fois en quarante-huit heures. »

Pendant que J. D. Vance gérait l’échec des négociations à Islamabad, le président des Etats-Unis, Donald Trump, et le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, assistaient à un championnat de combat, l’UFC 327, à Miami. Donald Trump avait lui-même plaisanté la semaine précédente : « Si ça ne marche pas, j’en tiens J. D. Vance responsable. Et si ça marche, je prends tout le mérite. »

Le Kremlin n’enverra pas de félicitations à Péter Magyar

Le Kremlin n’enverra pas de félicitations au nouveau premier ministre hongrois, Péter Magyar, pour sa victoire aux élections législatives, dans la mesure où Budapest continue de soutenir les sanctions contre la Russie. C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, en réponse à une question du journaliste Alexandre Iounachev, de Life.ru.

« Nous n’envoyons pas de félicitations aux pays inamicaux. Or, la Hongrie est un pays inamical : elle soutient les sanctions contre nous », a expliqué le porte-parole du Kremlin.

A la question de savoir si cela signifiait que Moscou avait entretenu des relations exclusivement avec le premier ministre, Viktor Orban, et non avec le pays lui-même, le porte-parole du Kremlin a répondu laconiquement : « Nous avions un dialogue avec lui. »

Viktor Orban déclare à ses partisans qu’ils pourront toujours compter sur lui

Dans un message vidéo sur Facebook, Viktor Orban a déclaré, lundi, que 2,25 millions d’électeurs avaient soutenu la coalition Fidesz – KDNP lors des élections législatives de dimanche.

Remerciant ses partisans, il a souligné qu’un tel score avait permis de remporter le scrutin en 2014, mais qu’il n’avait cette fois été suffisant que pour « une performance honorable et une défaite ».

Le dirigeant a assuré que ses soutiens pourraient « toujours compter sur lui », qualifiant le Fidesz de « communauté politique la plus soudée de Hongrie ». Il a ajouté que le parti continuerait à servir cette base dans les années à venir.

Selon lui, le Fidesz entend désormais, avec ses électeurs, « défendre les acquis du camp national », se réorganiser dans les prochaines semaines et réunir militants, élus et candidats. Une réunion du conseil national du parti est prévue le 28 avril.

📷 A Budapest, vestiges de la campagne de Viktor Orban

Deux avions militaires ont quitté la Hongrie, lundi, à l’aube, confirme le site 24.hu. Le Falcon de l’armée de l’air souvent utilisé par Péter Szijjarto, ministre des affaires étrangères de Viktor Orban, et l’Embraer KC-390 se sont dirigés vers l’Afrique. Ce dernier est revenu en Hongrie. L’état-major général hongrois a répondu à la publication hongroise Telex que du 11 avril au 3 mai, la Côte d’Ivoire et la Libye accueilleront l’exercice international des opérations spéciales Flintlock 26, auquel participeront également des membres des forces spéciales hongroises.

Quant à Péter Szijjarto, le ministre des affaires étrangères de l’ancien premier ministre, il s’est rendu au ministère des affaires étrangères pour passer à la broyeuse des documents liés aux sanctions internationales contre la Russie, selon Péter Magyar, le premier ministre nouvellement élu.

La défaite de Viktor Orban aux élections législatives a été largement saluée lundi par les responsables démocrates américains, qui y voient un revers pour le populisme et les alliés internationaux de Donald Trump, rapporte l’agence Reuters.

Plusieurs figures du Parti démocrate ont présenté le scrutin hongrois comme un signal politique au-delà de l’Europe. Le chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, a estimé que les « dirigeants autoritaires finissent par être rejetés », tandis que le chef des démocrates à la Chambre, Hakeem Jeffries, y a vu un possible avertissement pour les proches de Donald Trump à l’approche des échéances électorales américaines.

Côté républicain, les réactions se sont révélées plus nuancées. Certains élus ont salué un scrutin libre, tandis que d’autres ont insisté sur les implications géopolitiques du résultat, notamment en lien avec la proximité de Viktor Orban avec Vladimir Poutine.

Donald Trump, qui avait publiquement soutenu le dirigeant hongrois pendant la campagne, n’a pas réagi dans l’immédiat. Enfin, certaines personnalités proches du camp conservateur, dont Elon Musk, ont exprimé des réserves sur le résultat, évoquant de possibles influences extérieures.

Tamas Sulyok est le président de la République hongroise depuis le 5 mars 2024. Auparavant, ce juriste, inconnu du grand public, sans affiliation politique, était à la tête de la Cour constitutionnelle depuis 2016.

La Hongrie est un régime parlementaire où l’essentiel du pouvoir politique est exercé par le gouvernement. Chef de l’Etat, il représente le pays à l’international, nomme et reçoit des ambassadeurs, signe les traités, mais ses prérogatives restent limitées. Il promulgue les lois adoptées par le Parlement, tout en disposant d’un droit de renvoi pour réexamen ou de saisine de la Cour constitutionnelle.

Après les élections législatives, le président propose un premier ministre, en principe le chef de la majorité, que les députés doivent ensuite approuver. Il peut également convoquer le Parlement et, dans certains cas, le dissoudre. Ses pouvoirs incluent aussi la nomination de hauts responsables, l’octroi de grâces présidentielles et un rôle formel de commandant en chef des forces armées.

Vous pouvez consulter la Loi fondamentale de la Hongrie en hongrois ou en français.

Lors de sa conférence de presse, Péter Magyar a été interrogé par la presse allemande sur les relations entre Israël et la Hongrie. Il a déclaré que celles-ci sont particulières, notamment en raison de l’importante communauté juive en Hongrie. Comme Viktor Orban, il a promis une tolérance zéro face à l’antisémitisme.

Selon lui, les relations avec Israël seront pragmatiques, mais il ne peut pas garantir que la Hongrie continuera à bloquer les critiques de l’Union européenne. Concernant la Cour pénale internationale, il a expliqué que le processus de retrait ne peut plus être arrêté, mais que la Hongrie y réadhérera.

Les élections législatives hongroises se sont déroulées sans égalité des chances, selon la mission d’observation électorale de l’assemblée parlementaire de l’OSCE

Les élections législatives hongroises se sont déroulées dans un cadre techniquement bien organisé et marqué par une participation record, mais sans conditions équitables entre les partis. Dans un rapport préliminaire, la mission d’observation électorale de l’assemblée parlementaire de l’OSCE (AP-OSCE) souligne que « la frontière entre l’Etat et le parti a été systématiquement brouillée », rappelant que le Fidesz de Viktor Orban a largement mis l’appareil d’Etat au service de sa campagne.

Les médias de service public ont consacré leur temps d’antenne au gouvernement et au Fidesz, couverts de manière positive, l’opposition étant traitée négativement. La mission évoque une rhétorique « alarmiste et clivante » de la part du Fidesz, centrée sur l’Ukraine et l’Union européenne. « C’est à l’honneur des électeurs que la rhétorique incendiaire du parti au pouvoir ne les ait pas empêchés de voter en nombre record », a déclaré Sargis Khandanyan, coordinateur spécial de l’OSCE dans son communiqué. Le rapport complet de l’AP-OSCE sera présenté lors de sa session annuelle à La Haye en juillet 2026.

Vu de Russie. Derrière la défaite d’Orban en Hongrie, Moscou voit la main de Bruxelles

Les journaux russes ont vu dans la victoire de Péter Magyar aux élections hongroises un affrontement inédit entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Pour les médias en exil, la défaite de Viktor Orban est celle du « meilleur allié » de Moscou dans l’UE. La presse établie à l’intérieur du pays estime, quant à elle, qu’il s’agit d’abord d’un échec de l’administration Trump, qui avait ouvertement fait campagne pour Orban.

Nous vous recommandons la lecture de cet article traduit par nos confrères de Courrier international, une rédaction du Groupe Le Monde.

Le président hongrois, Tamas Sulyok, invite Péter Magyar, Viktor Orban et Laszlo Toroczkai pour consultation

« J’ai invité les dirigeants des partis ayant accédé à l’Assemblée nationale à une consultation mercredi », a annoncé sur Facebook Tamas Sulyok. Il s’agit de Péter Magyar ; de Laszlo Toroczkai, dirigeant de Notre patrie, qui rejette l’étiquette d’extrême droite et se présente comme un « souverainiste » ; et de Viktor Orban. Le chef de l’Etat avait auparavant été appelé par le président du parti Tisza à convoquer au plus vite la séance inaugurale du nouveau Parlement, puis à quitter ses fonctions.

« Si Vladimir Poutine m’appelle, je décrocherai. Mais je ne l’appellerai pas moi-même », dit Péter Magyar

Répondant aux questions lors de sa conférence de presse, il a promis d’entretenir une relation pragmatique avec la Russie, et a expliqué que les contrats secrets conclus avec Moscou [sous Viktor Orban] seraient passés en revue. « Si Vladimir Poutine m’appelle, je décrocherai. Mais je ne l’appellerai pas moi-même », a-t-il déclaré. « Si nous parlions, je pourrais lui dire qu’il serait souhaitable de mettre fin aux tueries après quatre ans et de mettre un terme à la guerre. Ce serait probablement une conversation téléphonique courte, et je ne pense pas qu’il mettrait fin à la guerre sur mon conseil. »

De son côté, Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a déclaré, cité par l’agence de presse TASS, que « le calendrier de [Vladimir] Poutine ne prévoit pas encore de contacts avec Madiar, mais le Kremlin espère qu’ils auront lieu avec le temps ».

Lors de sa conférence de presse, Péter Magyar a évoqué Péter Szijjarto, le ministre des affaires étrangères de Viktor Orban, affirmant qu’il s’était rendu « au ministère des affaires étrangères, un bâtiment qui a hébergé des hackeurs russes pendant des années (…). En ce moment même, ils sont en train de passer à la broyeuse des documents liés aux sanctions internationales [contre la Russie] ».

Selon Péter Magyar, tout le monde sait en Hongrie que l’Ukraine est une victime

En réponse à une question du quotidien Kyiv Independent, Péter Magyar a déclaré : « Le gouvernement Tisza s’efforcera d’entretenir des relations d’alliance – et, si possible, amicales – avec tous les pays voisins. » Il a ajouté : « Il est dans notre intérêt primordial d’avoir de bonnes relations avec les pays environnants. »

Les différends avec l’Ukraine ont, selon lui, été exploités par le Fidesz à des fins d’intérêts politiques partisans. « Tout le monde sait en Hongrie que l’Ukraine est une victime dans cette guerre », a-t-il affirmé, ajoutant qu’une rencontre avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, aura certainement lieu au Conseil européen ou ailleurs.

Il a qualifié de « révoltant et hypocrite » le discours consistant à demander à l’Ukraine de céder des territoires, estimant que dans la situation inverse, personne n’accepterait de renoncer à des régions hongroises. Il a néanmoins posé comme condition préalable à la normalisation des relations ukraino-hongroises le règlement de la question des droits de la minorité hongroise en Ukraine, précisant que cela est bien compris par la direction ukrainienne.

Selon Péter Magyar, l’Ukraine ne rejoindra pas l’UE dans les dix prochaines années

Concernant le prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine, Péter Magyar a déclaré que Viktor Orban avait déjà obtenu en décembre 2025 que la Hongrie n’y participe pas, et qu’il est d’accord avec cette décision, en raison de la situation économique difficile.

Il a également expliqué qu’il ne soutenait pas, depuis le début, une adhésion accélérée de l’Ukraine à l’Union européenne (UE). Selon lui, les dirigeants européens avec lesquels il s’est entretenu partagent cette opinion : l’Ukraine ne peut pas être admise dans l’UE pour le moment.

Soulignant que Tisza avait toujours déclaré ne pas soutenir une adhésion accélérée de l’Ukraine, il a ajouté : « Il s’agit d’un pays en guerre, il est totalement exclu que l’UE admette un pays en guerre. »

Péter Magyar estime que l’Ukraine doit suivre la même procédure d’adhésion que les autres pays, ce qui, selon lui, ne se produira pas dans les dix prochaines années.

Péter Magyar, sur les ressources énergétiques russes : « Nous ferons tout pour la diversification, mais cela ne signifie pas que nous allons nous en détacher »

En réponse à une question concernant les ressources énergétiques russes, Péter Magyar a déclaré que le gouvernement Tisza fera tout son possible pour diversifier les sources d’approvisionnement, car c’est ainsi que l’on peut garantir un approvisionnement sûr, tant pour le pétrole que pour le gaz naturel.

« Mais n’oublions pas ce que j’ai dit au début : nous ne pouvons pas changer la géographie. (…) La Russie restera là, la Hongrie restera là. Nous ferons tout pour la diversification, mais cela ne signifie pas que nous allons nous en détacher. Nous nous approvisionnerons toujours au meilleur prix et de la manière la plus sûre. »

Péter Magyar : « Tout le monde sait que l’Union européenne est un projet de paix »

Sur la politique étrangère, Péter Magyar déclare : « Les Hongrois ont décidé que nous appartenons à l’UE et à l’OTAN, et nous en sommes fiers. Nous sommes fiers d’avoir protégé les frontières de l’Europe pendant des centaines d’années, chaque Hongrois est fier de son identité européenne, et quoique leur ait menti l’infâme propagande [de Viktor Orban], tout le monde sait que l’Union européenne est un projet de paix, destiné à éviter la guerre entre ses pays fondateurs. »

Il ajoute : « Le peuple hongrois sent que c’est en grande partie grâce à l’OTAN et à l’Union européenne que la paix règne en Hongrie. L’UE a des défauts, bien sûr qu’elle en a : réunir 27 Etats membres aux intérêts politiques et économiques divergents n’est pas chose aisée. J’ai travaillé pendant huit ans comme diplomate du gouvernement à Bruxelles, et j’ai appris les difficultés et les beautés de la recherche du compromis. Le compromis est trouvable, et la Hongrie est prête à y contribuer. Nous aurons des désaccords, mais ce n’est pas un problème, car chaque Etat membre est là pour défendre les intérêts de ses propres citoyens. Mais nous n’y allons pas pour nous battre, puis coller des affiches partout en disant que Bruxelles est le mal incarné. »

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Le Monde

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