Les casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) paient le prix de l’extrême fragilité de la trêve instaurée entre le Hezbollah et l’armée israélienne après quarante-six jours de guerre. Samedi 18 avril, le sergent-chef Florian Montorio, un soldat français de la Finul, a été tué et trois autres blessés dans une embuscade dans le sud du pays du Cèdre. « Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah », a déclaré le président français, Emmanuel Macron, sur X. Le mouvement chiite libanais a démenti toute implication, dénonçant des « accusations arbitraires ».
« Les soldats français ont vu ceux qui leur tiraient dessus. Ce sont des personnes du Hezbollah », affirme une source française, qui indique cependant qu’« il n’y a pas eu de décision du commandement central » du mouvement chiite de les cibler.
L’incident s’est déroulé à Al-Ghandouriyé, non loin de la base de Deir Kifa – où sont stationnés les 550 militaires du contingent français de la Finul qui participent à l’opération Daman – et de la localité d’Al-Qantara, occupée par l’armée israélienne. « Les soldats français étaient en reconnaissance pour une opération logistique qui devait avoir lieu le lendemain. Ils ont vu un IED [improvised explosive device, engin explosif improvisé]. Ils ont voulu le sortir. Ces hommes étaient là. Ils s’y sont opposés. Les soldats ont insisté », précise la source.
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