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A Beyrouth, les familles brisées de la tour Chihab, touchée par quatre missiles israéliens

Israël ciblait Ali Youssef Al-Horchi, le neveu et secrétaire du chef du Hezbollah, Naïm Qassem. L’attaque a fait 10 morts dans cet immeuble des années 1970, image d’un Liban qui parvient à « vivre ensemble ».

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A Beyrouth, les familles brisées de la tour Chihab, touchée par quatre missiles israéliens
Source: Le Monde

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ReportageIsraël ciblait Ali Youssef Al-Horchi, le neveu et secrétaire du chef du Hezbollah, Naïm Qassem. L’attaque a fait 10 morts dans cet immeuble des années 1970, image d’un Liban qui parvient à « vivre ensemble ».

Tel un corps disloqué, la tour Chihab tient encore, branlante, au sommet de la colline du tailleur (Tallet El-Khayat), dans l’ouest de Beyrouth, amputée de la moitié de sa structure. Les neuf étages de sa partie ouest sont quasiment intacts, à l’exception de quelques murs effondrés. Ceux de la partie est ont été réduits à un tas de gravats, après que quatre missiles israéliens, dont deux ont explosé, ont transpercé le troisième étage, mercredi 8 avril en début de soirée. Israël dit avoir ciblé Ali Youssef Al-Horchi, le neveu et secrétaire du chef du Hezbollah, Naïm Qassem. Dix vies ont été fauchées, quatre familles ont été brisées et le lien unissant quatre générations de résidents a été détruit.

« Nous étions comme une grande famille. On se connaissait tous. Ce n’était pas un simple immeuble, c’était une maison de famille, une utopie, un paradis sur terre », se souvient, ému, Mohamed Chihab, 32 ans, employé dans une société pharmaceutique. Sur un lopin de terre qu’il avait acquis au début des années 1970, son grand-père Zine Al-Abidine Chihab, issu d’une grande famille sunnite libanaise, avait construit le premier immeuble du quartier, dans le style beyrouthin de l’époque, avec des appartements confortables aux grandes baies vitrées et aux balcons filants offrant une vue imprenable sur la mer. On était en 1975, « la perle du Moyen-Orient » était sur le point de basculer dans quinze ans de guerre civile.

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Le Monde

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