Devant ses collaborateurs, Emmanuel Macron n’évoque jamais la question de son avenir, après 2027. Un tabou pour le chef de l’Etat, qui refuse d’acter prématurément la fin de sa présidence. Mais autour de lui, ses conseillers tournent déjà la page. Depuis le début de l’année 2026, pas moins d’une dizaine d’entre eux ont décidé de quitter leurs fonctions pour mener carrière dans le privé ou pour un poste dans le secteur public. « C’est la vie normale d’un cabinet en fin de mandat », minimise un proche du président de la République.
La dissolution de l’Assemblée nationale, en 2024, en privant Emmanuel Macron de ses marges de manœuvre sur le plan intérieur, a dévitalisé la fonction de conseiller. « Les couloirs sont vides, les téléphones ne sonnent plus, plus personne ne sollicite leur avis », constate un président de commission à l’Assemblée nationale, qui n’hésite plus à éconduire les collaborateurs du chef de l’Etat. En outre, tout passage à l’Elysée est un accélérateur de carrière, facilitant l’accession aux postes les plus prisés de l’appareil d’Etat. « On reste un pays très monarchique, donc les gens se recasent très vite », commente l’ancien conseiller élyséen Gaspard Gantzer.
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