En Cisjordanie et à Gaza, les traditionnels rassemblements organisés pour mettre en avant la cause des prisonniers palestiniens n’avaient pas, mardi 31 mars, la teneur habituelle. Des centaines de familles sont descendues dans les rues pour exprimer leur colère et leur inquiétude à la suite de l’adoption par le Parlement israélien, la veille, d’une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens accusés d’attaques anti-israéliennes meurtrières.
Mercredi, quelques centaines de personnes ont manifesté à Ramallah et de nombreux commerces ont baissé leurs rideaux dans les villes de Cisjordanie pour protester contre ce texte, qui prévoit la peine de mort ou la prison à perpétuité pour toute personne reconnue coupable d’un homicide visant un Israélien « avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’Etat d’Israël ». Pour les Palestiniens de Cisjordanie, la peine capitale devient la sanction par défaut dès lors que l’acte est qualifié de « terrorisme » par la justice militaire israélienne.
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