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Au procès en appel de l’affaire Sarkozy-Kadhafi, Danièle Klein, un visage médiatique du combat des parties civiles

Sœur de l’une des 170 victimes de l’attentat du vol UTA 772, perpétré en 1989 par le régime de Mouammar Kadhafi, la sexagénaire fait entendre avec force la voix des familles lors du procès.

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Au procès en appel de l’affaire Sarkozy-Kadhafi, Danièle Klein, un visage médiatique du combat des parties civiles
Source: Le Monde

Les paroles de Danièle Klein, 66 ans, dont le frère est mort dans l’attentat du DC-10 d’UTA en 1989, ont marqué l’audience du procès en appel de l’affaire Sarkozy-Kadhafi, le 1er avril. « [Les] mots pleins de rancœur [de Nicolas Sarkozy] nous ont glacés, l’orchestration de son malheur nous a atterrés. »

Dans son Journal d’un prisonnier (Fayard, 2025), Nicolas Sarkozy affirmait ne rien trouver de répréhensible à renouer avec le régime libyen puisque les familles des victimes avaient elles-mêmes accepté de la Libye une réparation financière en 2004. « Cette idée est d’une grande indignité. Qu’un ex-président de notre République, tellement meurtrie par le terrorisme, écrive que l’argent efface la faute, je n’en reviens toujours pas. » Interrogé à son tour le 7 avril, Nicolas Sarkozy lui a répondu : « On ne répare pas une souffrance par une injustice : je suis innocent. »

En 2007, Danièle Klein faisait partie de la délégation de proches des victimes de l’attentat reçue par Nicolas Sarkozy, après la visite à Paris de Mouammar Kadhafi. Quand, en 2012, Mediapart a publié ses premiers articles évoquant l’hypothèse d’un financement libyen de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy, Danièle Klein et Yohanna Brette, fille d’une hôtesse de l’air du DC-10, ont organisé un collectif informel d’une douzaine de familles de victimes afin de partager les informations, se serrer les coudes, se faire entendre et partager les frais d’avocats.

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Le Monde

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