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Périscolaire à Paris : 78 animateurs suspendus depuis janvier, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles

« Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro », a déclaré le nouveau maire de la capitale, Emmanuel Grégoire, en présentant un plan d’action pour le périscolaire qui promet une « transparence totale » envers les familles.

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Périscolaire à Paris : 78 animateurs suspendus depuis janvier, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles
Source: Le Monde

La Ville de Paris a suspendu 78 animateurs dans les écoles depuis le début de 2026, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles, a annoncé vendredi 3 avril le nouveau maire de la capitale, Emmanuel Grégoire.

« Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro », a déclaré l’édile socialiste en présentant à la presse un plan d’action pour le périscolaire qui promet aux familles une « transparence totale ».

« Notre responsabilité est collective », déclare Emmanuel Grégoire, dans un entretien au Monde. « Sur beaucoup de ces cas, mon sentiment est que, s’il y a eu une erreur collective, celle-ci a été de prendre ces affaires comme des cas isolés là où ils traduisent un risque systémique et peut-être même une omerta systémique. »

Et d’ajouter : « Nous allons mettre en place une chaîne de signalement simple, accessible et identifiée par les agents, par les parents et par les enfants eux-mêmes pour chaque école. (…) Certains parents nous en veulent, je ne peux que les comprendre, leur demander pardon et leur promettre que nous allons agir pour la sécurité de leur enfant. »

Ce plan chiffré à une vingtaine de millions d’euros prévoit notamment la mise en place d’une commission indépendante sur les procédures, « avec une liberté de parole totale », a détaillé Emmanuel Grégoire, qui a fait de ce dossier la « priorité absolue » de son premier mandat. Ces premières mesures seront applicables « immédiatement », a-t-il assuré.

« Aucun tabou » sur la semaine de 4,5 jours

Au-delà des mesures d’urgence, l’édile organisera une « convention citoyenne sur le périscolaire et les temps de l’enfant » qui se réunira dès avril pour réfléchir à l’organisation de la semaine et de la journée d’école. « Je n’aurai aucun tabou » sur la semaine de 4,5 jours d’école en vigueur à Paris depuis 2013, a fait savoir le maire au Monde.

Il « prend acte » que la convention nationale sur les temps de l’enfant a recommandé de conserver la semaine de 4,5 jours, mais dit entendre les arguments en faveur du retour à la semaine de quatre jours (sans école le mercredi matin) comme dans la plupart des communes. Une mesure prônée par Rachida Dati, candidate malheureuse de l’opposition de droite et du centre, durant la campagne des municipales.

« Cette organisation ne peut pas se faire au détriment de la sécurité des enfants, et le morcellement des temps a montré ses limites », estime M. Grégoire, qui attendra les conclusions de la convention, à la mi-juin, pour trancher.

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Le Monde

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