L’affaire est au mieux grossièrement maladroite. Selon le Financial Times du lundi 30 mars, le conseiller financier de Pete Hegseth, le secrétaire à la défense des Etats-Unis, a essayé d’acheter, en février, pour plusieurs millions de dollars, un exchange traded fund (ETF), un fonds répliquant les performances de plusieurs grandes entreprises américaines du complexe militaro-industriel, quelques jours avant le début des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. M. Hegseth a été désigné par Donald Trump comme le plus farouche partisan de cette intervention.
Le Pentagone a démenti formellement toute tentative de trading. Le Financial Times a maintenu ses informations, affirmant que la transaction n’a finalement pas eu lieu, car l’ETF n’était pas disponible à la vente pour les clients de la banque de M. Hegseth. Une aubaine : l’investissement aurait été catastrophique, l’ETF ayant perdu 13 % depuis le début de la guerre.
L’anecdote illustre un soupçon qui entoure la présidence Trump, celui d’un enrichissement d’une partie des responsables du pays, qui bénéficieraient d’informations exclusives encore non publiques. Depuis quinze mois, chaque annonce majeure est précédée de mouvements boursiers suspects, et le président américain multiplie les revirements qui font valser les marchés dans un sens ou dans l’autre.
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