La crise qui s’est ouverte au sein du Parti socialiste (PS), à l’issue des élections municipales, a pris un nouveau tournant ces derniers jours, avec la primaire comme point de crispation. Ce processus, censé désigner un candidat commun à la gauche lors de l’élection présidentielle de 2027 et voulu par la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, les ex-« insoumis » Clémentine Autain et François Ruffin, mais aussi par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a du plomb dans l’aile, alors que des cadres socialistes s’en éloignent toujours un peu plus.
Mardi 31 mars, Boris Vallaud, président des députés socialistes à l’Assemblée nationale, a posé un ultimatum au chef de file du parti, qu’il a pourtant soutenu au dernier congrès : il veut que le PS se mette en ordre de marche pour la présidentielle, en désignant un candidat socialiste avant l’été, avant toute primaire. A défaut, il démissionnerait des instances de la direction du parti. Mis en minorité, Olivier Faure a concédé, mardi soir, lors d’une réunion, que « les militants voteront avant juin » sur « le processus présidentiel ». « Je n’ai aucune intention de me dédire », a promis le premier secrétaire.
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